Le tennis a aussi son Big Four !

Plus sérieusement, on connaissait aussi le Big Four de la Premier League, les quatre ogres de la ligue de foot anglaise, je suis aujourd’hui heureux de te présenter le Big Four de la petite balle jaune ! Quatre surdoués du tennis, quatre caractères bien trempés, quatre mecs qui vont se tirer la bourre ces prochains mois, que dis-je, ces prochaines années ! Il s'agit bien évidemment de Roger Federer, Rafael Nadal, Novak Djokotruite et Andy Murray, le petit dernier. En gros, l'élégant, le bourrin, la tête à claques et la gravure de mode… 100 balles à celui qui trouve le plus dopé de tous ! Ça c'est pour mes amis espagnols qui continuent à prétendre qu'ils ont les sportifs de la planète les plus propres tout en ayant les médecins les plus sales, les athlètes les plus «piqués» dans les contrôles et surtout Indurain, à côté de qui Lance Armstrong est le dernier des amateurs.
Sans déconner, le Big Four c'est une excellente nouvelle pour le tennis, une très mauvaise pour Rodgeur. La lutte pour les Grands Chelem et les honneurs se disputera entre quatre champions – et non deux, ni trois – dès aujourd'hui. Autant je n'enterre pas Djokobite, autant je me méfie désormais du Prince Dumbo les Grandes Oreilles… En trois mois, le temps de gagner deux Masters Series et d'arriver en finale de l'US Open, l'Ecossais est entré dans la cour des prétendants à «quelque chose». Une cour très fermée où ne figure évidemment aucun Français ni Stan, en pleine descente actuellement. Comme on dit, on ne tire pas sur une ambulance, je ne vais donc pas revenir sur l’énième désillusion de Chewrinka hier à Bâle… Je dirais juste qu’il n’y a pas qu’à l’UBS que c’est la crise !
Bref, qu'on se le dise, Murray a les moyens de nourrir des ambitions aussi grandes que ses oreilles ! Après Nadal, il s'est offert Rodgeur et de quelle manière. Je ne sais pas si tu as vu le match, mais dès le deuxième set, l'Ecossais avec sa tête de traumatisé a commencé à envoyer des pains au service et des briques aussi bien en coup droit qu'en revers. Très, très fort ! Le Rodg s'est accroché, aurait pu inverser la tendance, notamment au 3ème set, mais il a finalement dû s'incliner face à plus fort que lui.
Ce samedi était donc mal barré, ce d'autant que la TSR a eu le bon goût de nous mettre la Viola, pardon Marie-Laure Inderwildi au commentaire. Tu connais mon avis sur Pascal Droz, le fan de Johnny tatoué à la chemise de bûcheron. Mais autant te dire que la Viola est aussi apte à commenter un match de tennis que Marcel Ospel à gérer une banque ou que Gilbert Montagné à piloter un avion ! On savait qu'après Anne-Marie Portolès, Isabelle Nussbaum et Pascale Blattner, la TSR ne souhaitait pas concurrencer Fashion TV. Comme dirait un bon pote à ce propos : «A la TSR, elles sont comme à l'administration genevoise : elles sont plus Heidi que Klum !» Mais ils pourraient quand même les choisir avec un peu de compétences… Bref, zéro pointé pour le commentaire du samedi ! Je n'ai même pas regardé la finale de dimanche, tellement je n'avais pas envie de m'astreindre à un tel désastre.
La bonne nouvelle elle arrivera un peu plus tard… Gilles Simon est en effet passé par là et a joué un sacré tour à Popeye. Non pas que je sois de ceux qui se gaussent des défaites des autres (quoique…), mais honnêtement le petit Simon, il est allé la chercher avec des tripes celle-là et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il ne l'a pas vraiment volée. Bref, le tennis a connu un bon coup de fraîcheur ce week-end.
Allez, je te laisse et reviens te donner des nouvelles très bientôt puisque je suis à Bâle cette semaine ! Au programme : Bâle – Barcelone mercredi, les Swiss Indoors et plus si affinités… Je te promets une bonne virée au Bar Rouge et quelques infos sur les coulisses du plus beau tournoi de Suisse ! Pardon à mes potes de Grand Chelem, Gstaad c'est bien sympa avec les montagnes et les pâturages en arrière-plan, mais ça reste des affiches qui font autant rêver que le mois d’octobre de Stan…