On connaît la chanson…

En parlant d’honnêteté, il y en a un qui devrait sérieusement penser à prendre des cours de savoir-vivre et de fair-play. Je veux évidemment parler de Novak Djokovic, rebaptisé Djokobite par mes soins. Je pense aussi à Djokocon, Djokonaze ou Djokochèvre ! Bref, le soi-disant clown du circuit est en train de devenir son plus grand comédien, dans le mauvais sens du terme. Et ça je dois dire que ça m'agace au plus haut point ! Que l'on soit clair, je n'ai jamais été un joueur exemplaire, mais s'il y a une chose que je n'ai jamais faite, c'est abandonner un match comme la dernière des merdes, en manquant de respect au public, aux organisateurs et aux sponsors ! Se péter un poignet contre un panneau publicitaire, c'est vraiment pas malin, mais lâcher son adversaire pour deux morbacs dans un caleçon et un demi microbe au fond de la gorge, c'est scandaleux ! Bref, que le mec soit dans un jour sans, ça peut arriver à tout le monde et personne ne lui en voudra. Mais que cet effronté se permette d’abandonner parce qu’il n’a pas digéré son milk-shake, parce que le soleil tape trop fort ou parce qu’il s’est fait piquer par une libellule, ça me fout la rage !
Comme tu le vois, je n’ai vraiment pas digéré son abandon en demi-finale où il a préféré baisser les armes que perdre dignement, comme un grand champion qu’il n’est pas, qu’il ne sera peut-être jamais s’il continue ainsi à jouer un con. Bref, qu’on lui apprenne les bases du fair-play et du respect. Et peut-être arrêtera-t-il d’appeler le kiné à la moindre douleur, de taper sa balle 87 fois par terre avant de servir et peut-être, enfin, arrêtera-t-il de nous agacer. Mais bon honnêtement, à voir la dégaine de son père en tribune, on se dit que le sosie Joe Dalton n’est pas parti pour changer. Avec son look de Tony Montana à la sauce C&A, le père du coton-tige semble avoir chopé un melon aussi démesuré que son fils !
Vivement que Rodgeur et Rafa lui mettent une seille monumentale sur le terrain et une grosse claque sur la nuque à la sortie ! Lui je peux te dire qu'il a de la chance que Marat et moi sommes en mode vieux couple, parce que ronds et excités par quelques meufs comme à l'époque au casino de Monte-Carlo, on serait allés lui expliquer son fait entre deux pissoirs... On n'a jamais été les Sopranos non plus, mais les flaques de pue à la sensibilité aiguisée, on a toujours réussi à leur faire comprendre qu'il fallait arrêter la casse... Tu te souviens de Marcelo Rios, cette petite teigne imbuvable ? Lui, il nous a fait deux trois coups par derrière, l'air de rien... Ben l'air de rien on ne l'a pas raté avec Marat... Le soir d'un gala à Rome, Monsieur lâchait gentiment un fil quand on a débarqué. Tous les hommes savent ce que c'est que de se prendre un coup de linge mouillé à la sortie de la douche. Ben, autant te dire que la mini serviette-éponge du plaza qui sert à s'essuyer les mains légèrement humide sur le bout du gland, ça fait chialer un homme, même chilien... Le con de Marat ne l'a pas raté, Rios se roulait par terre la larme à l'oeil et moi comme un caïd en train de tenir la porte, je me pissais dessus de rire... Honnêtement, aujourd'hui encore, je ne sais pas ce que Marat lui a gueulé dessus en mi-anglais, mi-russe, mais le Rios n'a plus merdé. On est repartis comme des barons, le costume en place, tandis que l'autre revenait sur terre à l'eau froide...
Allez j’ai vidé mon fiel, ressassé mes souvenirs, mais faut que je me calme. D'ailleurs Marat m’attend pour le jogging quotidien suivi de la séance de cardio. Putain les apéros me manquent, c’est ça qui doit me rendre si nerveux ! A la prochaine…