Profitons, savourons et arrêtons de pleurnicher !

Que les fans de Rodgeur dépressifs arrêtent de pleurnicher, franchement, le tennis est en train de vivre l’une de ses plus belles passes d’armes ! Un duel épique entre deux immenses champions, aux qualités si distinctes, bref, que demander de plus ? Rodgeur peut presque remercier Nadal de lui offrir une si belle rivalité. Le sport a toujours gagné de ses fabuleuses luttes, on pense aux mythiques Borg – McEnroe, Edberg – Becker, Agassi – Sampras ou, dans d’autres disciplines, aux non moins mythiques duels entre Prost et Senna ou Foreman et Mohammed Ali ! Federer et Nadal sont en train d’écrire la grande Histoire du tennis en lettres majuscules, caractère gras, taille XXL. Ce qu’il s’est passé à Wimbledon, ce qu’il se passe cette semaine à Cincinnati et ce que nous réservent les 24 prochains mois n’ont d’égal que le talent de ces deux joueurs : hors du commun. Dans 5 ou 10 ans, nostalgiques, on se remémora cette lutte entre le Suisse et l’Espagnol en se disant : «Putain, c’était génial!» Bref, ne vivons pas de nos souvenirs, réjouissons-nous du spectacle qui nous est offert aujourd'hui plutôt que pleurnicher sur une éventuelle passation de pouvoir !
Aussi, je ne sais pas comment on peut penser, ne serait-ce qu’une seconde, que Federer va prendre sa retraite parce qu’il a perdu Wimbledon, parce qu’il n’est plus au sommet de la hiérarchie mondiale ou parce qu’il commence à perdre avant les demi-finales. Il faut être sacrément con, ou simplement s’appeler Lionel Chamoulaud, pour croire que Rodgeur peut s’arrêter ! Qu’on m’explique, je suis perplexe. Je ne vois pas, mais alors pas du tout Rodgeur ranger sa raquette à la première contrariété, au premier tournant compliqué de sa carrière. Rodg n’a rien à voir avec Borg, encore moins avec Martina Hingis ou Justine «sans seins», il a du caractère et saura faire face à ce passage difficile. Ou alors il ne serait pas le champion que je connais, que je crois connaître. Le Bâlois a 27 ans et au bas mot 4 ou 5 belles années devant lui. Son indéfectible talent sera toujours là, son physique tient le coup et la Mirka ne lui refilera pas la mononucléose chaque hiver. Bref, aucune raison de paniquer, il a beau faire une saison blanche, vierge de «vrais» titres, ça ne doit pas le démotiver à continuer. La Coupe Davis, les 15 Grand Chelems, le record de semaines en numéro 1 : autant de défis et de records qui lui tendent les bras !
Honnêtement, je suis sûr que nous allons vivre le Roger Federer acte II : une seconde partie de carrière d’anthologie, des matches légendaires, un public totalement acquis à sa cause, bref, à la André Agassi ! Alors merde, que les aigris et les pisse-froids arrêtent de nous faire chier, le tennis n’a peut-être jamais été aussi beau et passionnant que cette année, qu’on se le dise et qu’on le savoure !